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Taghazout, fief des écoles illégales de surf |
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21-02-2008 |
| Agadir Surf |
Taghazout, fief des écoles illégales de surf.
Des mesures urgentes s’imposent. |
Le surf est un créneau touristique qui prend d’années de l’ampleur. Cette niche attire beaucoup de monde, à la fois des pratiquants et aussi des dirigeants des écoles de surf. Deux catégories de détenteurs d’écoles de surf opèrent à Taghazout, ceux qui détiennent des sociétés légalement constituées et qui travaillent dans la clarté et ceux qui travaillent dans l’illégalité totale avec comme seul moyen, un site internet. Les premiers sont les moins nombreux, les autres, la grande majorité. Bref l’illégalité domine dans la commercialisation, dans la pratique du surf, dans l’hébergement et dans le transport. |
Selon les connaisseurs du milieu, il y aurait une vingtaine de sites sur le surf qui opèrent dans l’illégalité totale à Taghazout. C’est plus que trop, c’est alarmant, tout court et cela devant le nez des Autorités compétentes qui ne bougent pas le petit doigt pour arrêter l’hémorragie. C’est tout de même grave. Il y va d’un manque à gagner pour la trésorerie publique énorme. On estime qu’au moins une école illégale de surf se fait entre 4 à 5 millions de DH par an de chiffres d’affaires. Tout est encaissé à l’étranger. Le Maroc n’y voit que du feu. Ces commerçants illégaux bradent les prix d’une manière catastrophique puisqu’ils ne paient ni taxes ni charges, aucune, constituant de ce fait ds concurrents farouches pour ceux qui pratiquent le surf légalement. |
Ainsi la semaine est vendue, chez les illégaux à 160 euros alors qu’elle est vendue par les sociétés légales à 370 euros ( transport légal, hébergement dans les établissements hôteliers, assurances etc ). Les illégaux font eux-mêmes le transport dans leur véhicule immatriculés encore à l’étranger, louent une maison à 2500 DH le mois, et y installent la clientèle au longueur du mois. Mêmes les moniteurs sont sous employés et exploité au maximum. Bref, les surfs camps sauvages fleurissent en l’absence d’un contrôle et d’une réglementation de rigueur. |
Il est évident que les premières victimes sont les écoles de surf qui sont créées légalement et qui voit la clientèle leur passer sous le nez, malgré leur savoir faire et leur respecte à la réglementation marocaine. Le cas de John Balyan est révélateur, malgré ses deux grands sites : www.taxisurf-maroc .com et www.johnmaroc.com . Ayant constitué légalement sa société pour tenir une école de surf, il s’est retrouvé en très bonnes difficultés financières, menacé de prison pour chèque sans provisions, en faillite totale victime de la pratique illégale des autres écoles de surf constituée par des étrangers, des européens principalement venus de France, d’Espagne, du Portugal, d’Angleterre, d’Espagne etc, opérant dans la légalité la plus totale, évidemment en bonne connivence avec certains responsables locaux. |
Toutes ces écoles illégales de surf sont basées à Taghaout. Elles sont facilement localisables, idem pour les maisons qu’elles louent pour leurs clientèles. Si les Autorités appuyées par la gendarmerie bougent pour faire le nécessaire, le tour est réglée en une journée. IL suffit de faire une descente et de demander les papiers des uns et des autres et là la surprise serait grande. On ne peut permettre toute de même à l’infini à des écoles illégales de faire la pluie et le beau temps et de constituer une réelle menace aux sociétés légales. Il y va de la crédibilité du pays et de ses institutions. La porte est ouverte à tous, à condition de se mettre à jour avec la réglementation en vigueur, ce n’est pas aussi magique que cela. Il est du devoir des Autorités compétentes ( Autorités Locales, gendarmerie, délégation du tourisme de se pencher sur ce problème et d’agir le plus efficacement possible pour mettre une fin à toutes ces pratiques illégales du surf. On reviendra plus amplement à ce sujet très prochainement avec des documents à l’appui. |
Mohamed Rial |
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