Théâtre de verdure – dès 20h
Haj Amentag (Souss-Maroc)
Maalesh (Iles Comores)
Ziskakan (Ile de la Réunion)
Oulad El Bouazzaoui (Maroc)
Scène Bijaouane – dès 20h30
Mohamed Azenkd (Maroc)
Fèz City Clan (Fès-Maroc)
Rap 2 Bled (Agadir-Maroc)
Didier Awadi - Présidents d’Afrique (Sénégal)
Dj Key (Maroc)
Vj Rays (Pays Bas/ Maroc)
Place Al Amal - À partir de 19h
Ensemble Houara (Maroc)
Né dans la région d’Oulad Teima, le rythme complexe Houari est percussif et dansé. Une femme y occupe la position centrale. Au milieu de la scène, à une cadence accélérée, la danseuse s’adonne à la danse de la vipère. Cette danse reprend un rythme ancien symbolisé par la femme vipère qui sera séduite par un jeune homme chargé par sa tribu de mettre fin à la menace du reptile. Percussions, chants et danses célèbrent le mythe ancestral de la communauté des Houara. Cet ensemble est l’un de ceux qui perpétuent le plus fidèlement cette tradition.
Fatima Tabaamrant (Souss - Maroc)
Fatima Tabaamrant interprète ses propres chansons pour la première fois à l’âge de 21 ans. Remarquée par le grand raïss Mohamed Belfkhikh, elle enregistre avec lui son premier album et remporte un véritable triomphe, en 1994, au cours d’un concert dédié à la musique amazighe à l’Opéra Garnier de Paris. Artiste de renommée internationale, Fatima Tabaamrant oeuvre activement pour la défense de l’identité amazighe et s’attache à utiliser l’awal amazigh dans le souci de faire évoluer la langue et ainsi de la faire vivre. Elle se produit depuis plus d’une vingtaine d’années dans de nombreux concerts et festivals au Maroc et à l’étranger (Paris, Bruxelles, Amsterdam, Milan…). Ces albums se vendent tous à plus de 100 000 exemplaires.
Fatima Tabaamrant a reçu, en 2005, le Prix de la meilleure chanson amazighe de l’année. Elle a sorti son dernier album en 2006 et vient de rejoindre l’équipe de l’IRCAM.

Najat Aatabou (Maroc)
Au Maroc, la Berbère Najat Aatabou, grande star de la chanson populaire châabi marocaine, tient une sorte de courrier du cœur, s’inspirant des lettres, très nombreuses, qu’elle reçoit des femmes qui l’écoutent et lui racontent leurs problèmes. Et elle les résout en chantant, dit-elle. Femmes trompées, jalouses, jamais soumises, telles sont celles qui peuplent l’univers des chansons écrites par Najat Aatabou. Elle n’est pas à proprement parler une chikha, chanteuse traditionnelle à la parole libre, à l’instar des chikhates du Moyen Atlas. Celles-ci incarnent une tradition paysanne où le rythme est donné par le bendir et la mélodie appuyée par le luth lotar, tandis que Najat Aatabou en provoque le dévoiement urbain, puisqu’elle utilise le synthétiseur.

Rokia Traoré (Mali)
En trois albums, Rokia Traoré s'est imposée comme le talent le plus étonnant d'Afrique de l'Ouest. Sa musique est un parfait équilibre entre une musique née d'une vie entre Afrique et Occident, et une vision du monde, résolument moderne. Elle considère que « Le monde dans lequel on vit nous permet de puiser dans toutes les sonorités» afin de créer un réel métissage des genres. Fille de diplomate, elle a pu, au fil des affectations de son père à l'étranger, s'imprégner de différentes cultures. Originaire de l'ethnie bamanan (bambara) quoique n'étant pas de descendance griotique, elle grandit avec un père saxophoniste amateur et un frère aîné collectionneur averti de disques vinyles. C’est en 1996, à l'âge de 22 ans, qu'elle décide d'entamer une carrière professionnelle. L'année d'après, Radio France Internationale lui décerne le prix « Découverte Afrique ». Sorti en 1998, l'album qui l'a révélée au public, Mouneïssa, lui vaut un accueil chaleureux. Le suivant, Wanita, produit en 2000 est élu album de l'année par la revue Folk and Roots. Et voici que trois ans plus tard, en 2003 elle met la barre encore plus haut. Avec Bowmboï, elle s'aventure aussi sur des terres inexplorées, à mille lieues des stéréotypes qui pèsent encore sur la musique africaine en Occident.
Aussi raffinée qu'elle soit, la musique de Rokia conserve quelque chose de simple et d'intemporel. Elle chante en bamanan, sa langue natale.
Pour beaucoup, Rokia est ainsi devenue une figure de référence.

Bnet Houariates (Houara - Maroc)
Bnet Houariates, sous la direction de Khadija El Ouarzazia, est un groupe de 6 femmes, musiciennes et chanteuses de Marrakech. Dépositaires d’une vieille tradition familiale – les parents, les frères et les sœurs de Khadija sont tous artistes houaris – elles nous donnent l’occasion de découvrir et d’apprécier les deux variantes du chant houari : le Houari Tqil de Marrakech et le Houari Farda de Houmada. C’est aussi le premier groupe de femmes qui chante et dans sur les rythmes du Tghnaouit.
Tous les textes sont anciens et vont du religieux – consacrés au Prophète- à l’amour, en passant par des sujets de société tels que le mauvais sort, le voisinage, la famille … Elles utilisent des instruments aussi variés que la Taârija , le Naqos, le Bendir, le Triar, le Tbisil.

Théâtre de verdure - dès 20h
Haj Amentag (Souss - Maroc)
Rays Haj Amentag est né en 1927 dans le village d’Irgitn dans la province de Taroudant. Dès son plus jeune âge, il a écouté la poésie et les chansons des Rways qui visitaient son village et sa région. Il a toujours désiré les accompagner dans leurs tournées.
Après avoir quitté l’école coranique, il a commencé à participer à quelques cérémonies d’Ahwach en s’improvisant commandant. Il a d’ailleurs été nommé Rways Ahmed très jeune.
Aujourd’hui, il est considéré comme l’un des doyens des répertoires des Rways, surtout lorsque l’on sait que feu Haj Mohamed Albenssir a été son élève.
Haj Amentag a enregistré son premier album à Casablanca en 1953 sous le Protectorat français. Il a durant cette période accompagné le militant et Rways Lahoucine Genti avec qui il a enregistré en 1956, un album nationaliste.
Il s’est produit plusieurs fois en Europe notamment au cours des années 1965, 1975 et 1977 en France et aux Pays Bas. Il a enregistré 80 vinyles 45 et 78 tours et 50 cassettes.
Maalesh (Iles Comores)
Mohamed Othman Elyas dit "Maalesh" ("ce n'est rien, ce n'est pas grave" en arabe) est né le 22 juillet 1961 à Moroni aux Comores, de père comorien et de mère ougandaise. Il a vécu en Afrique de l'Est puis en Arabie Saoudite. Compositeur afro-arabe, il tire toujours son inspiration de la musique traditionnelle comorienne, principalement du "Twarab". Auteur-compositeur, il interprète ses chansons indifféremment en comorien, en swahili ou en arabe.
Il obtient de nombreux prix : révélation de la 2e édition MASA en 1995 à Abidjan, lauréat du prix "Découverte RFI 95 " à Dakar, Grand Prix International du festival Visa Francophone, Prix Musique Océan Indien en 2007. Il enregistre son premier album " Wassi Wassi " avec le CCF Djibouti en 1998, son second album "Nawambe" est sorti en 2005 et le 3ème devrait paraître en 2008.
Maalesh a réalisé une tournée internationale RFI en 1996 et se produit régulièrement dans de nombreux festivals internationaux.

Ziskakan (Ile de la Réunion)
Créé en 1979 sous la forme d'une association culturelle ayant pour but "la valorisation et la propagation de la culture réunionnaise", Ziskakan va au départ faire figure de laboratoire d'études pour la langue créole. Mais Ziskakan est aussi un véritable groupe artistique. Un ensemble militant qui à travers le théâtre, la poésie, la danse, le chant, le conte, la musique, perpétue tout un faisceau de valeurs représentatives de la culture réunionnaise. Ils viennent de se voir décerner le prix Césaire et s’apprêtent à célébrer leurs 30 ans de carrière.
www.ziskakan.re

Oulad el Bouazzaoui (Maroc)
L'ensemble Oulad Bouazzaoui est considéré comme l'un des ensembles de musique populaire marocaine les plus célèbres spécialisés dans l'art de l'aïta. Le fondateur de la troupe, le Cheikh Bouazzaoui, est l'un des plus grands maîtres de cet art, en particulier du genre merssaoui qu'il a su préserver durant près de cinquante ans. La troupe a participé à l'année du Maroc en France et a donné des concerts dans plusieurs lieux prestigieux comme l'Institut du Monde Arabe à Paris ou l'Université de Washington aux USA, entre autres. L'Ensemble Oulad El Bouazzaoui a contribué à la renaissance de ce répertoire.
Scène Bijaouane - dès 20h30
Mohamed Azenkd (Maroc)
Depuis son enfance, Mhamed Azenkd aimait les chants et les poèmes berbères. En 1994 il fonde son propre groupe et sort son premier single Inay baba tahlat, celui-ci rencontre un grand succès. Mohamed Azenkd est l’un des piliers de la musique berbère d’aujourd’hui. Son style est caractérisé par la richesse et la diversité des sujets qu’il aborde.

Fèz City Clan (Maroc)
Fez City Clan est un groupe marocain de rap formé de cinq membres : Dj Toto, L-tzack, Seigneur M, Crazy-H et MC Anno. Le groupe a commencé à dévoiler ses talents musicaux à travers des remixes qui se sont vite fait connaître et apprécier dans les grandes discothèques de Fès et à travers le Maroc. Fez City Clan a réussi à créer une renaissance du mouvement rap dans la ville de Fès grâce ses sonorités modernes, stylées et distinguées, ce qui était devenu un phénomène rare après la disparition des productions d’artistes comme ceux du hip hop fassi.
Le premier album de Fez City Clan intitulé « Fès » est sorti le 25 Avril 2006. Les thèmes qu’il aborde sont : la ville de Fès, la culture marocaine, le quotidien, les différences de mentalité, le système et les attentats du 16 mai. Les paroles expriment les vrais problèmes du quotidien des jeunes.

Rap 2 Bled (Agadir - Maroc)
Collectif crée à l’initiative du groupe Still Souss, Rap 2 Bled est composé des groupes gadiris : Still Souss (Hip-Hop), Storm (Underground), Soukaïnaz (R’NB), El Marequin (Ragga), Rass Derb (Hip-hop). L’idée de créer un collectif est née en 2005. Le groupe Still Souss souhaitait permettre à d’autres groupes d’Agadir de bénéficier de sa célébrité, en leur donnant l’occasion de se produire au festival Timitar. Suite à ce concert, une compilation a été produite. Cette année Still Souss a proposé à de nouveaux groupes montant de la scène gadirie de réitérer l’expérience avec le soutien de l’Institut Français d’Agadir, pour le festival Timitar 2008, avec l’enregistrement d’une compilation dans la lancée. L’union faisant la force, ces groupes souhaitent se servir du collectif Rap 2 Bled pour se faire connaître au-delà du Souss.

Didier Awadi - Pésidents d’Afrique (Sénégal)
Didier Awadi est sans conteste la figure la plus visible du rap africain francophone. Lauréat du prix RFI Musiques du Monde 2003, il a derrière lui un parcours riche. Avec son groupe Positive Black Soul, il a réalisé plusieurs albums ouverts sur les Etats-Unis et l’Europe. Il est à la fois artiste et producteur, directeur d’un studio et d’un label, animateur radio et télé…
Né à Dakar en 1969, il est touché dès l’adolescence par le virus du Hip-Hop. Il devient DJ et rappeur vers le milieu des années 80 et commence à faire son nom comme Didier Awadi’s Sindycate. En 1989, il s’unit avec son « concurrent » Doug E Tee des Kings MC et ensemble se nomment Positive Black Soul. Fasciné par le rap américain, Positive Black Soul se donne les moyens de produire une musique de qualité équivalente basée sur leur culture africaine à laquelle il voue un véritable respect. Après de nombreux concerts à travers le monde et quelques albums ce duo décide de faire une pause. C’est alors le premier album solo pour Didier Awadi Parole d’honneur en 2001, programmé par le Womex en 2004. Il sort le second album la même année Un autre Monde est Possible. Sa musique s’ouvre aux multiples sonorités musicales du monde et s’enroule dans des textes intelligents qui visent un éveil massif des consciences pour qu un autre monde soit possible. Il se produira au festival Timitar avec Présidents d’Afrique.

www.festival-timitar.com |