Place Al Amal - À partir de 19h
Ahwash Andam Ihya (Maroc)
Le poète AndamBoukdir Ihya est né fin des années quarante à Afyan dans le hameau d’Ouzdoud dans l’Anti Atlas, Taroudant étant la ville la plus proche.
Dans la tradition de l’Ahwach, les poètes Indamen se produisent souvent sur la place du village, Andam Ihya a grandi et écouté Tandamte à Imi Ougrour la place de son village. Andam Ihya a très jeune pratiqué cette tradition orale dans les villages voisins notamment à Isafen, à Idaougnidif, à Ourghen… Il quitte son village pour s’installer à Casablanca dans les années soixante et crée son ensemble d’Ahwach dix ans plus tard. Il s’est produit avec d’autres Indamen comme Ajmaa.
En 1986 AndamBoukdir Ihya préside la troupe des arts traditionnels marocaine avec laquelle il a fait le tour du monde.
Il a composé plus de 70000 vers et a produit plus de 200 albums.

Lahoucine Amarakchi (Souss - Maroc)
C’est très jeune que Houssine Amarrakchi se passionne pour la musique. Il étudie le chant et le Ribab puis débute, selon la tradition, en jouant lors des cérémonies de circoncision et de mariage. Sa musique, son chant et surtout sa poésie ont séduit un vaste public au Maroc comme à l’étranger (Belgique, France…). Il enregistre son premier album en 1991 et se produit depuis plus de vingt ans dans tous les festivals nationaux dédiés à l’art amazigh et dans les salles de concerts de Paris et de Bruxelles. Il n’existe pas une maison chleuh qui ne possède un de ses nombreux albums (plus de 72 au total).

Salif Keita « M’Bemba »(Mali)
Chanteur d'origine malienne, né en 1949, Salif Keïta a commencé son parcours dans son pays natal. Il a fallu 35 ans de carrière à Salif Keita avant de pouvoir enregistrer chez lui, à Bamako, dans le studio qu’il s’est fait construire non loin du Niger. Un long parcours passant par Abidjan, New York, Paris, et sur la terre qui l’a vu naître, au sein d’un peuple qui est le sien. L’histoire de Salif, c’est plusieurs exils consécutifs. Albinos, il fut rejeté par son père. Musicien, il a été renié par la noblesse de caste auquel il appartient. Ambitieux, il a préféré quitter son pays qui ne lui offrait aucune perspective professionnelle. C’est donc en vagabond qu’il s’est frayé un chemin, y trouvant à force de volonté, de clairvoyance et de talent, la gloire.
C'est au sein du groupe les Ambassadeurs Internationaux qu'il s'est fait remarquer avec plus de panache, grâce à l'album Mandjou (1978). Il s'est ensuite installé en France, où on le découvre grâce à sa participation à l'album Tam Tam pour l'Afrique (1985) de Manu Dibango. Keïta a notamment gagné une renommée internationale dès 1987 suite à sa présence en Angleterre au concert-hommage pour Nelson Mandela.

Oudaden (Souss - Maroc)
Créé il y a plus de vingt ans, Oudaden, l'un des groupes mythiques du Maroc, puise son inspiration dans la musique traditionnelle amazighe. La force et la particularité de ce groupe se traduisant par le fait qu'il relie et réactualise la passion des racines dans une musique vivante qui emporte l'adhésion du public marocain qui lui est fidèle et d'un public étranger toujours plus nombreux.
Leur musique est un savant mélange des sonorités typiques du bendir et des nakkus, instruments traditionnels amazighs avec des instruments modernes tels le banjo, la guitare électrique et le tam tam.
En tant que porte-parole de la culture amazigh, leurs textes se veulent universels, ils abordent avec délicatesse l'amour ainsi que les difficultés économiques et sociales de leur région.

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