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All Inclusive, un mal nécessaire ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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18-05-2009
Agadir              Tourisme / Réflexion
All Inclusive, un mal nécessaire ?
Le All Inclusive a été conçu pour être appliqué dans des stations balnéaires non urbaine avec des Clubs de Vacances, en bordure de mer, des établissements pieds dans l’eau, avec l’animation appropriée qu’il faut à la fois sur terre et nautique. C’est un concept maîtrisé de A à Z avec la formation appropriée du personnel et la gestion appropriée qu’il faut. C’est le cas du Tikida Dunas, géré par RIU, filiale  du premier TO européen TUI, qui en est, par ailleurs, le grand exemple à Agadir. C’est le cas également avec Iberostar de Thomas Cook, deuxième grand TO, qui dispose de son propre Village de Vacances Touristique ( V V T) et qui avoisine le Tikida Dunas, dans la zone balnéaire de Founty.

Le forcing des ces deux Tour Opérateurs (TO) sur les hôteliers, principalement, à encourager et avantager le All Inclusive dans d’autres unités hôtelières, a fait que la destination Agadir a connu le développement d’un All Inclusive vraiment bâtard : on retrouve dans un même établissement à la fois la formule demi pension, la pension complète, le BB chambre et petit déjeuner et le Tout Compris ( All Inclusive) . On trouve aussi des hôtels avec une infrastructure qui n’a rien avoir celle des V.V.T, qui ne sont pas en bordure de mer, qui ne disposent d’aucune formation appropriée du personne, aucune animation adéquate non plus et qui pourtant  offrent du Tout Compris. Il vaut se soumettre ou se démettre, le choix n’est pas forcément aisé, diront les hôteliers.
     Dans ces cas précis, qui sont nombreux par ailleurs à Agadir, à la fois les TO et les hôteliers sont complices et responsables. Ils font tout pour faire du chiffre, faire du remplissage, avec des tarifs bas, même s’il faut métamorphoser le concept. Or le client n’est pas dupe et voit toute de suite la supercherie commerciale et ne trouve aucune gêne à exprimer son mécontentement et sa non satisfaction, surtout lorsqu’il a vécu ailleurs, dans d’autres destinations, le vrai All Inclusive. On sort là complètement du principe même qui est à la base du All Inclusive, à savoir d’abord la situation d’un Club de Vacances en bordure de mer et dans des zones de développement touristiques non urbaines, des îles principalement ou stations balnéaires loin de toute agglomération urbaine. Ce n’est pas du tout le cas pour Agadir, destination balnéaire à 100% urbaine.
      En tout cas, pour arriver minimiser les dégâts du All Inclusive sur la destination, il faut adopter plusieurs solutions pratiques sur plusieurs fronts. La première disposition à prendre, par les Pouvoirs Publics est de dédier au développement du tourisme, des zones touristiques non urbaines, exclusivement adaptées pour le All Inclusive. Donc légiférer oui, mais également proposer et adopter des solutions pratiques de terrain. Cela veut dire  penser à bien développer la destination tout en préservant les partenariats et les relations commerciales avec les TO. Le tourisme reste le secteur premier et prioritaire de développement économique d’Agadir et doit donc jouir d’un intérêt particulier à la fois de la part des élus et des Autorités et d’une bonne implication des professionnels. On l’a remarqué à maintes reprises, lorsque le tourisme tousse, c’est tout Agadir qui tombe malade.
     Les hôtels emploient un nombre important de personnel. A eux seuls à titre d’exemple, 14 établissements hôteliers dans le STB ( Secteur Touristique et Balnéaire) emploient pas moins de 5000 personnes soit, (5000 familles à raison de 4 membres par famille), cela fait 20 000 personnes, soit une population assez nombreuse et importante. Si on y ajoute les autres établissements d’Agadir et les emplois directs et indirects, le poids du tourisme est vraiment lourd à Agadir.
     L’autre solution, pour dynamiser justement ces emplois directs et indirects dans la destination, et rendre les conséquences moins néfastes du All Inclusive, réside également dans le développement des marchés émergeants : Russie et ex pays de l’Est (Pologne, Roumanie…) mais également celui des pays scandinaves. Il est n’est acceptable de continuer à ignorer ces marchés qui forment un potentiel formidable au développement du tourisme. Une responsabilité qui revient à la fois l’ONMT et aux professionnels.
      All Inclusive ou pas, c’est d’abord le positionnement d’Agadir en tant que destination balnéaire d’hiver, qu’il faut savoir bien travailler et bien vendre, à travers la bonne communication, la bonne promotion et les bons partenariats qu’il faut. Pour une fois encore, la synergie entre professionnels (d’abord eux-mêmes), les élus et les Autorités ainsi qu’avec l’ONMT, L’ONDA, La RAM est plus que nécessaire. Ne pas faire connaître dans les pays émetteurs, qu’Agadir offre un beau soleil en hiver, et une bonne plage de 6 km, avec un climat très doux hiver comme été, alors qu’il fait mauvais temps en Europe (notre vivier touristique) est d’une absurdité et d’une myopie marketing horrible que la destination draine depuis des années. Toute la solution est là. Agadir est très mal connue, pour ne pas dire inconnue du tout, dans plusieurs pays émetteurs de touristes. Lorsqu’on connaît le mal, le traitement est tout indiqué…
A bon entendeur, salut

Mohamed  RIAL
Dernière mise à jour : ( 07-06-2010 )
 
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